Bâtiment ancien : le principe de précaution

Bâtiment ancien : le principe de précaution

Bâtiment ancien : le principe de précaution

On recense en France environ 40 000 bâtiments et jardins inscrits dans la liste des monuments historiques. Il s’agit d’hôtels particuliers, de manoirs, de châteaux ou d’abbayes qui figurent parmi le patrimoine bâti ancien. Leur construction date d’avant 1948. Ses édifices représentent près d’un tiers un parc immobilier de l’hexagone. Quelles sont précautions concernant ces types de bâtiment ? Suivez notre article.

Des biens non visés par la RT des Bâtiments Existants

Applicable depuis novembre 2007, la Réglementation Thermique des Bâtiments Existants ne considère pas les constructions d’avant-guerre. Pour rappel, cette règle impose des travaux pour l’amélioration des l’efficacité énergétique du parc. De manière concrète, elle ne vise pas les édifices faisant partie du patrimoine. Elle ne peut également être imposée si la rénovation nuit à la pérennité du bâti et dénature ce dernier. En outre, dans le cas où les propriétaires-gestionnaires réalisent des réhabilitations, ils ne sont pas obligés d’isoler les parois opaques. Ces bâtiments se trouvent, généralement dans des secteurs sauvegardés. Les opérations d’isolation thermique ne doivent pas modifier leur aspect extérieur ordinaire. De même, les obligations qui se portent sur les fenêtres peuvent ne pas être considérées. Par ailleurs, le Diagnostic de Performance Energétique ou DPE est aussi facultatif pour un bâti ancien. Il s’agit d’ailleurs un simple dispositif de sensibilisation et d’information pour ces types de construction.

C’est ainsi que le Ministère de l’Ecologie a décidé d’adopté un principe de précaution par rapport au édifice ancien. Et pour cause, ces bâtis construis avant 1948 ne consomment que 91 à 230 kWh/m² par an. De classes C et D, ils sont moins énergivores que ceux construis depuis la première réglementation thermique.

Préserver les caractéristiques propres aux bâtis anciens

Les matériaux ayant servi à l’édification d’un bâti ancien sont connus pour leurs propriétés hygrométriques. En pierre, bois, terres cuites ou crues, mortiers, végétaux… ils offrent de bonnes qualités d’isolation. Ils ont été collectés à proximité n’ont subi que peu de transformation. Ce sont donc des matériaux économes en énergie grise. Ils sont également durables. En outre, on peut citer d’autres particularités d’un bâti ancien, comme l’emploi d’espaces tampons et la bonne inertie de l’enveloppe. Ces caractéristiques sont issus des techniques traditionnelles.

Autrement dit, les vieux bâtiments ne font pas partie des priorités de la loi Grenelle. Ils ont contribué à optimiser le capital environnemental grâce à leurs procédés d’édification traditionnels. Toutefois, ces anciens bâtiments sont de nos jours confrontés au mode de vie contemporain qui a tendance à dévorer de l’énergie.

La rénovation thermique dans ce type de bâtiment

Comment appliquer donc des mesures énergétiques tout en conservant la valeur historique du bâti lors de sa réhabilitation ? Sur Djc Construct, vous pouvez en savoir plus à ce sujet. Néanmoins, il faut savoir qu’il existe d’aides financières pour ces types de constructions, notamment pour les travaux de rénovation énergétique. Parmi ceux-ci, les plus courants sont l’éco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt développement durable.

Si la rénovation énergétique peut se faire dans un bâtiment ancien et monuments, sa réalisation demande une étude en amont. Celle-ci vise à l’évaluation des consommations énergétiques réelles du bien afin de d’adopter les meilleures stratégies de réhabilitation.

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